Le pixel est mort

On achève bien les tablettes

All my friend are dead

Vous les regardez, puissantes idoles de plastiques, vous vous questionnez sur la raison de cette idolâtrie, sur le pourquoi de cette presque obsession.

Une chambre d’enfant, un tapis avec un circuit de voiture imprimé dessus, un coffre à jouets, un lit défait, sur le sol une multitude de petits objets, de jouets en plastique, sur le sol, un enfant, assis, qui joue, qui use de cette multitude de petits objets. Sur le sol, deux adultes, debout, qui regarde l’enfant, qui l’observe, qui se questionne, sur sa manière d’être, sur sa manière de penser, sur sa manière de jouer. 

Vous vous questionnez sur lequel est le plus proche de la réalité, lequel dans sa construction, dans son rapport au réel, à cette réalité, est le plus proche de ce que vous imaginiez. Le simulacre est là mais l’existence derrière est-elle possible ?

L’observation est silencieuse, ne pas déranger l’enfant, ne pas perturber son jeu, ne pas briser son univers. Le questionnement est possible, sur les motifs du jeu, sur le pourquoi d’un tel choix de jouets, mais il se doit de rester silencieux, entièrement muet, entièrement réservé à l’ultime concentration que l’enfant met à l’oeuvre pour ouvrir son imaginaire.

Vous vous questionnez sur leurs existences passées, possibles, probables. Reniées par certains, adulées par d’autres, recherchées dans certains endroits dans certaines pensées. 

Lui aussi il aimerait encore jouer, se poser un temps, assis par terre, à toucher les jouets, les prendre en main mais ne plus les percevoir comme des objets mais comme des choses, faire exulter son imaginaire. Créer des mondes, des histoires, insérer du narratif dans sa vie si concrète.

Vous sucez la tête de l’un, la queue de l’autre. Vous prenez en bouche le corps complet du plus petit. Leur goût est toujours le même, au fond c’est ça que vous cherchez. Il faut prendre garde à ne pas avaler. Un goût amer.  

Il ignore pourquoi les grands l’observe, au fond il s’en fout. Tout ce qui compte, c’est ses dinosaures. L’histoire qu’il crée, mais pour lui ce n’est même pas une histoire, pour lui, démiurge entité sur son tapis garage, il règne sur le crétacé. Il provoque la mort de ceux qui le dérange, les mettant dans sa bouche pour retrouver ce goût, proche de celui de son passé. Il fait la gloire de certain mais tout de suite après les fait tomber en déclin. Il est le maitre, le roi dans son château, le seigneur de son monde.

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It’s Caturday ?

INSTRUCTION POUR ZOMBIFIER UN CHATON

Premièrement attraper un petit chat, cette opération, délicate en apparence, peut être réaliser grâce à quelques accessoires facilement trouvables dans nos commerces partenaire. Une épuisette à chaton©, un piège à chaton©, une cage à chaton© ou un collet à chaton© pourra donc vous être extrêmement utile. L’ajout de nourriture telle que de la truite ou de la dorade vous permettra également une traque facilitée.

Une fois le chaton attrapé (attention à ne pas le laisser s’enfuir) il est temps de passer aux choses sérieuses.

Préchauffez votre four nucléaire à  427 985 921 322 456°F afin de garantir une cuisson parfaite.

Durant cette préchauffe commencez à manipuler les  atomes afin de les rendre plus instables.

Munissez vous ensuite d’une boite, en carton, simple. Le carton ondulé est également acceptable.

Votre four doit alors être chaud, enfournez vite vos atomes afin de les laisser griller pendant 27mn.

Pendant leur cuisson récupérez un peu d’acide cyanhydrique afin de préparer le mécanisme qui tuera le chaton.

Insérez alors le chaton, un compteur Geiger et le système de poison. Relier ce système au compteur.

Vos atomes sont alors cuits, manipulez les avec précaution (c’est chaud !) et insérez les à leur tour dans la boite.

Le chat devient alors  1/√2 . (|mort> + |vif>). Si vous n’ouvrez pas la boite, il restera à la fois vivant et mort donc mort vivant.

Vous ne pouvez le regarder mais Bravo vous avez réalisé un magnifique chat zombie !

Gotta catch ’em all

Je suis assis sur la place arrière gauche du Senic de mon père, toujours le même placement ; ma soeur à droite et moi à gauche. Mais là ma soeur n’est pas là, je suis seul dans la voiture avec mon père, qui conduit. Le Senic est gris, il fait beau je crois, je crois même que je suis en short. Nous allons à l’école, au lieu l’école pas à la journée l’école. Mon père est instituteur, nous allons à l’école un jour où il n’y a pas école. Je suis dans le Senic, à l’arrière et je tiens dans ma main mon bien surement le plus précieux de l’époque : ma game boy. Pocket. Bleu foncé. Dedans, un jeu, LE jeu. POKéMON rouge. Les game boy sont interdits à l’école mais aujourd’hui l’école n’est plus vraiment l’école et je peux ramener ma game boy.

Ce jour est spécial, je m’approche de la fin du jeu, je dois affronter la ligue POKéMON, les dresseurs les plus forts. J’échoue dans la voiture, dans le Senic à l’allé, contre Peter, je crois, le maitre de la ligue. On arrive à l’école, je suis déçu mais le jeu m’a appris à ne pas rester sur une défaite, et place aux activités de l’école sans l’école. On rentre par la porte de derrière. Directement dans sa classe. Il s’installe pour corriger des copies, il m’installe dans l’atelier pour découvrir une activité alors inconnu. Internet.

Le pc est récent, la connexion est bonne, je peux naviguer à ma guise. Des recherches sur lycos je crois ou sur un autre moteur dont j’ai oublié le nom avec un génie. Ma recherche, ma première recherche sur internet. POKéMON bien sur. Je découvre des sites, des images, des secrets. Très vite, il faut rentrer mais je ne suis pas déçu. Dans la voiture, dans le Senic, assis sur la place arrière gauche, je retrouve ma game boy.

Je recommence la ligue, pour la troisième peut être quatrième fois. Pas de soucis pour vaincre Olga et ses pokémons glaces, Aldo et Agatha avec mon Alakazam c’est facile, psyko et c’est gagné. Arrive Peter, le maitre des dragons, plus fort, plus intelligent. Je bat ses premiers pokémons. Arrive son Dracolosse, il est fort. Je le bat, j’exulte, je suis heureux. Mais une surprise m’attend, je dois maintenant affronté mon rival, surement appelé Pierre, mon vrai rival de l’époque mais connu sous le nom de Regis. Le combat est acharné, j’arrive à le terrasser à l’aide de mon équipe solide. Le professeur CHEN m’emmène dans le hall des célébrités, je suis le meilleurs s’ayez j’ai battu la ligue. Se lance ensuite les crédits du jeu.

Ce qui est tragique dans cette histoire, c’est qu’avant d’être rentré chez moi, ma game boy me lâchera, plus de pile et tout sera à recommencé.

Mais cela reste le jour où j’ai battu la ligue de POKéMON pour la toute première fois.

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CCM

:{

Moustache.

MOUSTACHE :{

Mais non :{

bien sur :{

Non mais tu perçois pas la moustache dans mes propos ?

Kafka : « :{ »

Stendhal « :{ »

Sterne « :{ »

La moustache est bien sur sous-entendue…

La moustache non mais faut arrêter avec « :{« , ça veut rien dire… Et puis ceux qui ne perçoivent pas la moustache induite son vraiment réfractaire à l’ironie… Piano coulis avec les moustaches… Faut arrêter de nous servir des moustaches à toutes les sauces…

Voltaire « :{ »

Molière « :{ »

Queneau « :{ »

Beau geste :{… J’adore ce que tu fais :{… Bravo:{… T’es le meilleur :{… Franchement :{…

 
 
 
 

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One does not simply escape.

Mais jamais le lampadaire ne s’éteignait. Portrait d’un homme en lépidoptère. On ne me retenais pas.

Il fallait trouver des substitut quand on arrivait à en manquer. Parfois les vendeurs n’en ont plus, il n’y a pas d’explication, pas de raison. Il n’en ont plus c’est tout. Ils sont vidés. Une fois les vendeurs officiels à cour, on se tourne vers les clandestins, vidés, eux aussi. On fréquente alors des lieux étranges, maigres parcelles où l’autorité n’a pas de prise, mais ces vendeurs sont vidés, eux aussi. Il faut alors se tourner vers des substituts, de pâles copies. La sensation est proche, presque la même, pratiquement parfaitement la même, mais elle diffère et cette once, cette minuscule particule, ce minime changement, c’est lui qui fait toute la différence.

Parfois, on décrétait une période de félicité, de bonheur national. Des gens sortaient dans la rue pour se congratuler d’être heureux. Le gouvernement payait des clowns et des comédiens pour habiller la ville, pour habiller nos vie. On s’marrait et quand bien même c’était fini, on nous proposait toujours une dernière bonne tranche de rigolade.

Certains voulaient partir, retrouver une vie d’activités, de sensations. Des sapeurs clandestins avaient creusé un tunnel sous le mur, à l’ancienne avec des pelles et des pioches et des pelles. La sortie coûtait cher, elle n’était jamais garantie, jamais. Et quand bien même on réussissait à passer sous le mur, il fallait affronter les gardes et leurs chiens qui aboient et qui mordent. Et si ils vous attrapent ils n’ont même pas la pitié de vous tuer sur place, non il vous ramène à l’intérieur.

Oak

Quelque part quelqu’un écrit quelque part quelqu’un

Quelqu’un lit Michaux

Quelqu’un lit Artaud

Quelqu’un lit Proust

Quelqu’un lit Derrida

Quelqu’un lit Cusset

Quelqu’un lit Burroughs

Quelqu’un lit Faulkner

Quelqu’un n’a ni queue ni tête

Quelqu’un n’a pas de rapport

Quelqu’un plage, restaurant, 1480

Quelqu’un ne peut pas les boire

Quelqu’un blanc noir jeton

Quelqu’un vert doyen agame pèlerin bâtard sauvage

Quelqu’un joue avec la folie, les agames, les bâtards

Quelqu’un ne sais pas, ce qu’il fait, pourquoi

Quelqu’un qui attend la boucle, la forme cyclique, la spirale

Quelqu’un qui lit Junji Ito

Quelqu’un regarde Kurosawa

Quelqu’un c’est bon j’arrête

Quelqu’un c’est bien ou pas

Quelqu’un un cône de signalisation

Quelqu’un codec codex marteau

Quelqu’un qui danse sur une samba, sur un mambo, sur une bossa,

Quelqu’un qui lit Burroughs

Quelqu’un qui tape à la machine

Quelqu’un regarde Cronenberg

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It’s a trap !

Paysage urbain -> rue de Poitiers, centre-ville.

Début d’après midi, le temps est relativement clément, il ne fait ni beau ni mauvais : il ne pleut pas.

Carton : le printemps des poètes 2010 présente : une aventure gérontophobe.

Fondu au noir sur un air de mambo.

Deux personnes, deux hommes, ils marchent dans la rue. Ils ont l’air heureux, enjoués. Ils tiennent en main des cartes postales, ils portent d’étranges tee shirt. Ils s’approchent de deux veilles femmes, elles les repoussent violemment.

Fondu enchainé sur un air de bossa.

Romarin :

Son visage est doux. Il a des lunettes. De grosses lunettes noirs et rouges. Elle ne cache pas ses yeux, pas complètement. Malgré son apparent jeune âge, on peut noter l’apparition d’une légère calvitie précoce. Il se creuse. Il est parfaitement rasé. Il a de nombreux grains de beautés. Il se creuse.

Veille dame :

Son visage est marqué par les années. Elle ne porte pas de lunettes. Ses yeux sont caché par son visage, ses rides ont camouflé ses yeux. Malgré son veilles âges évident, elle semble encore fringante, vive. Elle porte les cheveux courts. Un duvet blanc ponctue ses joues. Elle a de nombreuses rides. Un duvet blanc ponctue ses joues.

Moi :

Son visage est classique. Il porte de grosses lunettes noires. Elle cache en partis ses yeux. Malgré son apparent jeune âge, on ne peut réellement relever de marque d’excentricité. Il porte les cheveux courts. Une épaisse barbe recouvre son visage. Il a deux grains de beautés sur la joue gauche. Il porte de grosses lunettes noires.

Veille dame :

Son visage est marqué par les années. Elle  ne porte pas de lunettes. Ses yeux sont caché par son visage, ses rides ont camouflé ses yeux. Malgré son veilles âges évident, elle semble encore fringante, vive. Elle porte les cheveux mi-long. Un duvet blanc ponctue ses joues. Elle a de nombreuses rides. Les veilles dames sont toutes les mêmes.

Fondu déchainé sur un air de samba.