DO NOT WANT !

par theoriviere

D’abord se souvenir du chemin, court certes mais existant. Il faut toujours penser à prendre en compte le chemin ou on arrive en retard (quand on arrive en retard on peut pas réfléchir aux autres fois où on a été en retard, on ne pense qu’au fait qu’on est en retard). D’abord il y a la rue qui sent la pisse, elle est pas longue mais elle sent la pisse alors on marche vite et il faut penser à penser à autre chose que ça sent la pisse. Ensuite y a le passage un peu secret à coté de la l’église c’est chouette parce que c’est secret (ça permet de se souvenir de tout nos passages secrets : ceux des cabanes de branches, ceux des cabanes de couvertures, ceux des cabanes mentales) et parce qu’un type à tagué rue « Michel Foucault » dans un coin mais c’est glauque parce que c’est mal éclairé et que là aussi ça sent un peu la pisse. Ensuite on débouche sur le petit parc, y a de la pelouse, la pelouse ça rappelle des jardins, toujours. Après y a un parking, il est pas très grand, il est pas très beau, il est « parking » tout les parkings sont similaires, toutes les voitures sont les mêmes.Enfin on arrive au cinéma on prend un ticket et on s’assoit.

Ya différents types de tickets, souvent ils sont oranges et petits et rectangulaires mais des fois y sont violets et petits et rectangulaires. Tout le temps ils font vieux et surannés. C’est les même que ceux qu’on avait dans le programme « école au cinéma » en primaire quand on allé voir La belle et la bête de Cocteau ou Les temps modernes de Chaplin. Des tickets en soit peu pratiques car quand on en retrouve un par mégarde dans la poche d’un jean ou d’une veste il n’y a pas écrit le film correspondant dessus. Pas moyen d’être certain de sa provenance dans ce cas là. Dans d’autres cinémas y a le film d’écrit dessus donc quand on le retrouve on sait, on peut se souvenir du film ; c’est moins poétique mais plus pratique.

Image from http://iwdrm.tumblr.com/ -> Alien 1979

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