One does not simply escape.

par theoriviere

Mais jamais le lampadaire ne s’éteignait. Portrait d’un homme en lépidoptère. On ne me retenais pas.

Il fallait trouver des substitut quand on arrivait à en manquer. Parfois les vendeurs n’en ont plus, il n’y a pas d’explication, pas de raison. Il n’en ont plus c’est tout. Ils sont vidés. Une fois les vendeurs officiels à cour, on se tourne vers les clandestins, vidés, eux aussi. On fréquente alors des lieux étranges, maigres parcelles où l’autorité n’a pas de prise, mais ces vendeurs sont vidés, eux aussi. Il faut alors se tourner vers des substituts, de pâles copies. La sensation est proche, presque la même, pratiquement parfaitement la même, mais elle diffère et cette once, cette minuscule particule, ce minime changement, c’est lui qui fait toute la différence.

Parfois, on décrétait une période de félicité, de bonheur national. Des gens sortaient dans la rue pour se congratuler d’être heureux. Le gouvernement payait des clowns et des comédiens pour habiller la ville, pour habiller nos vie. On s’marrait et quand bien même c’était fini, on nous proposait toujours une dernière bonne tranche de rigolade.

Certains voulaient partir, retrouver une vie d’activités, de sensations. Des sapeurs clandestins avaient creusé un tunnel sous le mur, à l’ancienne avec des pelles et des pioches et des pelles. La sortie coûtait cher, elle n’était jamais garantie, jamais. Et quand bien même on réussissait à passer sous le mur, il fallait affronter les gardes et leurs chiens qui aboient et qui mordent. Et si ils vous attrapent ils n’ont même pas la pitié de vous tuer sur place, non il vous ramène à l’intérieur.

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